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Karine Saporta est Chevalier de la Légion dHonneur, Officier des Arts et des lettres.
Elle a fondé lAssociation des Centres Chorégraphiques Nationaux dont elle a été la première Présidente.
Elle a été élue pour la seconde fois, Présidente de la Commission Danse, vice-présidente de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) en 2004.
Formation
Après des études de danse classique, elle poursuit à l’université de Paris X un cursus en philosophie et en sociologie. Elle part ensuite aux Etats-unis où elle étudie le cinéma, la vidéo, la télévision, la photographie et la chorégraphie.
Elle fonde sa compagnie après avoir formé un groupe de recherche comportant plusieurs personnalités artistiques aujourd’hui importantes dans le paysage chorégraphique français. Fidèle à sa démarche originelle, elle garde, parallèlement à son travail de création, la volonté de poursuivre au Centre chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie qu’elle dirige jusqu’en juin 2004 et aujourd’hui, au sein de sa compagnie, une activité de recherche et de transmission.
Chorégraphie
Dès le début, Karine Saporta a su défendre au plus haut niveau des valeurs artistiques qui l’ont fait reconnaître et apprécier par les plus éminents spécialistes comme l’une des grandes figures de l’art contemporain français d’aujourd’hui.
Elle a été accueillie dans tous les grands lieux de la danse, en France et à l’étranger, avec de nombreuses chorégraphies.
À la pointe des recherches sur le corps et le travail de l’émotion chez le danseur, elle a mis à jour des méthodes de travail très personnelles.
L’improvisation, la technique mais aussi la réflexion sur les thèmes et l’histoire de la danse fondent la démarche artistique et intellectuelle de Karine Saporta.
Son art est fait d’univers baroques ou oniriques, qui abritent des figures de chair ou de cire, de vertiges des sens et de coeurs chavirés, d’images picturales flamboyantes.
De l’univers hispanique des “Taureaux de Chimène”aux images gothiques de “La princesse de Milan” ou du spectacle “Le Spectre ou les Manèges du ciel” sans oublier la forme cinématographique de certaines réalisations telles que “Le bal du Siècle” créé au Festival International du Film de Cannes en hommage au centenaire du cinéma ou “Wild” la chorégraphe façonne autant qu’un style propre les nouvelles formes du spectacle vivant. (Voir la liste des créations chorégraphiques).
Danses urbaines
Depuis 1995, Karine Saporta sintéresse de très près aux cultures urbaines et travaille dans les milieux de la danse Hip Hop.
A ce titre, elle participe régulièrement avec ses créations aux " Rencontres de cultures urbaines " à la Grande Halle de la Villette à Paris au Festival " Suresnes Cités Danse " et bien dautres programmations axées sur les cultures urbaines.
Théâtre - Opéra
Elle a signé la mise en scène et la chorégraphie de «Phaëton» (Opéra de Lully) à l’occasion de l’inaguration du Nouvel Opéra de Lyon. En 2004, elle signe sa première création théâtrale pour la Comédie Française: un spectacle conçu à partir de l’adaptation de «L’envers du music hall» de Colette, qu’elle intitule «Feu le music hall».
Chant
C’est en 2003, à la Cigale (dans la salle de la Boule Noire) que Karine Saporta accompagnée de Jean-Marie Sénia, fait entendre sa voix pour la première fois sur scène en interprétant un tour de chant d’un genre nouveau où la danse et la chanson allient poésie et musiques du monde. “Draps Rouges, Cheveux Noirs“, ce spectacle a été reprogrammé trois semaines en juin 2006 au Théâtre du Rond-Point.
Programmation
Depuis que le Festival d’Avignon lui a confié une carte blanche pendant toute la durée du festival, Karine Saporta a organisé plusieurs festivals à Caen ainsi que dans d’autres villes et programmé plusieurs saisons (au théâtre de Caen en particulier).
Elle a été maîtresse d’oeuvre de nombreuses cartes blanches dans les domaines du spectacle vivant et du cinéma.
Dans le cadre de ses fonctions à la SACD elle a créé le Festival “Faits d’hiver” à Paris et programmé pendant six ans le “Vif du sujet” aux Festivals d’Avignon, Montpellier Danse et Paris Quartier d’été.
Elle est aujourd’hui à l’initiative de l’installation du Dansoir sur le parvis de la Bibliothèque nationale de France. Elle est également responsable de cette programmation.
Photographie
La chorégraphe Karine Saporta mène depuis ses débuts un travail en direction de l’image photographique et cinématographique.
Ses quatre premières expositions ont été co-produites et diffusées par la Fnac dans son circuit de galeries photo.
En effet, dès1990, elle réalise une première exposition photographique personnelle: “L’Interdit”, en 1992: une deuxième “La Chambre d’Elvire” traitant du thème de l’autoportrait. En 1995: une troisième, “L’or ou le cirque de Marie” autour de son spectacle du même nom.
En 2001 sa “fiction – reportage“ photographique au Guatemala (aussi produite par la Fnac) donne naissance à une installation : “Mondes”, au Théâtre National de Chaillot et une exposition “Hurlante et Douce Antigua”, au Festival de la Photo de Biarritz, à l’Abbaye du Mont Saint-Michel, à la maison des Arts de Créteil etc....
Elle remporte de la part de la Fondation Philip Morris pour le cinéma, le prix de la meilleure série d’affiches de Festival de cinéma. En effet, elle réalise chaque année pour le Festival de Films de Femmes de Créteil une série photographique servant à l’affiche.
En 2004, elle signe pour le magazine “ Le Monde 2 “, une création photographique avec les acteurs de la troupe de la Comédie Française à l’occasion de sa mise en scène dans la maison: «Feu le Music-hall».
Karine Saporta a créé au Festival d’Avignon 2005 une installation-performance “L’Enveloppe“ au cours de laquelle elle remettait au public dans un dispositif de boîtes aux lettres une publication sous forme d’enveloppe contenant des textes et des photos signés d’elle.
Du 14 septembre au 6 octobre 2006, une série de grands formats tirés à partir des photos de «l’Enveloppe» a été exposée sous le titre “Comm(e)union” au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains.
En 2007, Karine Saporta répond à une commande sur la Bavière de l’Institut Français à Munich. Elle y expose, dans le salon bleu, du 11 octobre 2007 au 1er janvier 2008, 60 photographies sous le titre “Ludwig ad L.”
En 2009, acceptant une nouvelle commande de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration à Paris: elle réalise une série de 75 grands formats: «1 et millions» (à partir d’ateliers menés avec des personnes issues de l’immigration). Ceux-ci ont été exposés du 2 juillet au 9 septembre dans la grande galerie photo.
Ses photographies seront prochainement exposées sur les quais de la Seine à Paris: dans le cadre d’une installation personnelle.
Cinéma
Elle collabore en tant que chorégraphe au long-métrage de Peter GREENAWAY, “Prospero’s Books” et récemment à celui de Brigitte ROUAN “Travaux“ sorti en juin 2005, et “Clara” de Helma Sanders-Brahms dont la sortie est prévue au prochaine Festival de Berlin.
Son premier court-métrage en tant que réalisatrice “Les Larmes de Nora” a été sélectionné dans de nombreuses manifestations en France et à l’étranger et est édité en vidéo avec deux autres films sur la création de Karine SAPORTA par ARCANAL.
Son travail a fait l’objet de très nombreuses réalisations télévisuelles et cinématographiques.
Récemment, Karine Saporta a réalisé un documentaire inspiré de son spectacle “Les Guerriers de la Brume“ montrant la relation entre les nouvelles technologies et le spectacle vivant. En 2006, 3 documentaires ont été produits par les chaînes de télévision françaises (France 3 Nationale, France 5, Arte et Mezzo).
Elle vient de terminer la réalisation de la captation de son spectacle «Wild», création équestre et chorégraphique.
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