CHOREGRAPHIE
Biographie de Karine Saporta

A son retour des Etats-Unis, elle fonde un groupe de recherche d’où sortiront plusieurs personnalités artistiques  qui marqueront le paysage chorégraphique français.

C’est au Centre chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie qu’elle dirige jusqu’en juin  2004 et aujourd’hui, au sein de sa compagnie, que Karine Saporta confirme son goût pour l’investigation et sa quête incessante d’innovation.

Dès le début, Karine Saporta a su défendre au plus haut niveau des valeurs artistiques qui l’ont fait reconnaître et apprécier comme l’une des figures majeures de l’art contemporain français.

Elle est, depuis de nombreuses années, régulièrement accueillie dans des institutions prestigieuses de la danse et du spectacle vivant en France comme à l’étranger.

Quittant parfois sa propre structure, elle crée des œuvres pour d’autres compagnies au sein d’opéras ou de théâtre nationaux tels que la Comédie Française, l’Opéra de Paris, l’Opéra de Lyon, l’Opéra du Caire, le théâtre Mariinsky etc…

Son art est fait d’univers charnels oniriques façonnés à l’aide de techniques corporelles et scéniques qui lui sont propres. Le vertige des sens que procure  chacune des œuvres de manière différente se fonde sur une rigueur et une exigence compositionnelles extrêmes.

A celles-ci s’ajoute une relation entre la danse et la musique spécifique.

La chorégraphe, continue d’ailleurs sans relâche ses recherches en matière de rythme et de traitement du temps. Cet intérêt pour la musique la conduit à travailler fréquemment au sein de cultures non-occidentales. Associant à sa création des musiciens venus du monde entier, elle suscite aussi régulièrement de fructueuses collaborations avec des orchestres ou compositeurs contemporains (Ensemble Inter contemporain, IRCAM, Ars Nova, Michael Nyman, Steve Reich , Thierry Pécou etc).

La danse dans le paysage (qu’il soit urbain ou non-urbain) intéresse aussi grandement la chorégraphe. Celle-ci intègre à ses équipes des paysagistes lorsqu’elle crée notamment ce qu’elle nomme des « Danses paysagères ».